Engagements patriotes et années de braise
ou le créateur à l’épreuve de la destruction

1916 à 1918
1916 – 1918

Ses requêtes sont toutes rejetées, par lesquelles il sollicite sa réintégration  dans les unités combattantes de l’armée française ou bien son enrôlement dans les Légions Tchécoslovaques qui se battaient sur le front de l’est. De même, ses demandes réitérées de libération du camp d’internement pour un retour à la vie civile se heurtent toutes à une fin de non-recevoir
Il clame avec véhémence son attachement à la France. Projet de lettre au sous-préfet des Bouches du Rhône : « … il m’est extrêmement douloureux d’être considéré comme un ennemi dans un pays qui m’a accueilli avec tant d’amitié  / dans un pays qui est le centre de toute la vie artistique et qui était devenu ma deuxième patrie.
En tant qu’ancien élève d’Emile Bourdelle, j’étais, lors de mon séjour à Prague, membre puis Président d’un groupement d’ artistes tchèques et collaborateur de la revue d’art que notre association publiait. Au sein de notre association et dans notre revue, nous avons toujours promu et diffusé l’art moderne français et par là, nous avons noué des liens avec un grand nombre de leurs représentants dont, après mon arrivée à Paris, j’ai fait personnellement la connaissance tels que Alexandre Mercereau, Guillaume Apollinaire, Georges Braque. Je ne vous cite ces relations qu’afin de vous prouver que, malgré mon nom allemand, je suis un bon tchèque et un francophile. C’est une chose que, après m’être mis au service de la France, il me semblait inutile de préciser, mais qui s’avère hélas nécessaire. »

1917

Toujours interné à Saint Michel de Frigolet, il y fait fonction d’écrivain public au service de ses co-détenus. Il s’emploi le plus souvent possible à la rédaction de son journal.

1918

En février, il est transféré au camp civil de Blanzy ce qui lui permet de bénéficier d’un régime d’internement moins rigoureux
En décembre, il se rend à Paris le temps d’une permission.

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