Les voies d’un novateur :
Prague – Paris

année 1912
1912

En janvier - février , il participe à la première exposition pragoise du Groupe Skupina à la Maison Municipale de Prague

Œuvres :

Après plusieurs reports successifs, il est appelé à faire son service militaire dans l’Armée Austro-Hongroise mais s’en fait rapidement réformé.
En juillet, il rend visite à son père en soin à Heidelberg.

Œuvres :

Il travaille avec la photographie et en perçoit tout l’intérêt pour son œuvre sculpté. Lettre du 13 août 1912 : «  …hier, j’étais sur le pont pour photographier le premier médaillon achevé. Si la photographie est réussie, je vous l’enverrai. J’ai photographié aussi la cathédrale Saint Guy et, à la maison, mes sculptures. J’exposerai peut-être à l’automne dans le cadre de notre exposition des fontes de quelques médaillons en bas relief puisque je n’ai pas de pièces de grandes dimensions. »
Il entretien d’excellentes relations avec Bourdelle qui le soutient avec bienveillance.
Lettre du 19 août 1912 adressée à ses parents : « … il me faut aujourd’hui encore écrire à Bourdelle que je compte fermement sur sa participation à notre exposition. Du reste, il m’a écrit qu’il enverrai quelque chose pour autant qu’il le pourra, et qu’il travaille actuellement à la décoration d’un théâtre à Paris et que ce travail est fort pressant et qu’il a donc peu de temps ; que sinon, c’est avec plaisir qu’il exposerait dans notre cercle qu’il lui paraît intéressant. Il écrit d’assez longues lettres à propos de tout, de Prague, de notre revue,.. »
Le 25 septembre, son père décède à Dvur Kralové
En septembre - octobre, il prend part à la seconde exposition du Groupe Skupina, dont il est la figure centrale, à la Maison Municipale de Prague

Œuvres :

Nombreux bas-reliefs :

En octobre il quitte le quartier de Vinohrady pour s’installer rive gauche à Letna dans un nouvel atelier à usage d’habitation situé au 7 de l’avenue Korunovacni (aujourd’hui le n° 10 de l’avenue Na Vysinach) qu’il utilisera jusqu’en 1914.
Fin novembre, début décembre, il séjourne à Berlin Il publie un article « les expositions berlinoises » dans la revue Umelecky Mesicnik. Il y traite tout aussi bien de l’art d’Extrême Orient que de l’Expressionnisme, de la Sécession Allemande et des sculptures « le Ratapoil » et « les « Fugitifs » d’Honoré Daumier.

Les noms de Munch, Pechstein, Othon Friez et Charles Despiau y sont cités.
« L’habituelle exposition d’hiver de la vielle sécession présente dans sa section rétrospective treize beaux dessins et aquarelles de Daumier ainsi que deux de ses sculptures, « le Ratapoil » déjà connus par ses reproductions et le relief « les fugitifs ». Le Ratapoil est une petite sculpture particulièrement intéressante qui fait de Daumier le précurseur direct de Rodin. Les volumes y sont ramenés aux lignes et aux surfaces-lumières ; la parenté avec Rodin est établie principalement par l’utilisation de la lumière comme le moyen malléable, lequel moyen, confère précisément à l’ensemble un caractère d’immatérialité. C’est un exemple très instructif en regard des autres sculpteurs exposés ici qui, sous l’influence de Maillol, rejettent la lumière comme moyen malléable et créent par volumes réels, ce qui, face à Daumier, les rend lourds et matériels… »
et sur l’Art d’Extrême Orient : « l’exposition d’art ancien d’extrême orient est l’une des rares présentation d’art exotique conçue selon une approche critique. On y trouve rien du fatras habituel de la pacotille ethnographique. Ce qui est ici symptomatique de l’évolution des conceptions artistiques européennes, c’est l’intérêt grandissant pour l’art chinois, plus originel, riche d’une puissance expressive supérieure, au détriment de l’art japonais au caractère décoratif… »

Œuvres :

Il rédige « remarques sur Donatello » qui seront publiées dans la revue Umelecky Mesicnik.

Œuvres :
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